Affaire Claudine : Le Général Paza, le Général Florens et Ravatomanga, fusibles

Fraîchement nommé commandant des Ecoles de la Gendarmerie nationale, le Général Florens est mis sur une voie de garage.

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Général Florens, troisième fusible dans l’affaire Claudine.

La liste s’allonge. Après le ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène Roland Ravatomanga, et le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie Paza Didier Gérard, le commandant de la CIRGN (Circonscription Régionale de la Gendarmerie Nationale) d’Antananarivo, le Général Rakotomahanina Florens vient de grossir la liste des fusibles dans l’affaire Claudine Razaimamonjy. Le ministre Roland Ravatomanga a été viré du gouvernement alors qu’il était en mission officielle à Washington parce qu’il aurait refusé de défendre publiquement la cause de la conseillère spéciale du président de la République, accusée de détournement de deniers publics, de corruption et de blanchiment d’argent. Le secrétaire d’Etat à la gendarmerie Paza Didier Gérard a été limogé du même gouvernement car ce sont les éléments placés sous son contrôle (gendarmes) qui ont effectué en plein jour l’arrestation spectaculaire de Claudine Razaimamonjy au stade de Mahamasina le 3 avril 2017. Et si avant-hier, le Général Rakotomahanina Florens, celui qui a toujours servi l’intérêt du régime HVM, a été remplacé à la tête de la CIRGN Antananarivo, c’est parce qu’il a exécuté la Réquisition n°0155-17/Bianco/DG/DTA/DI/MTB/REQ. Cette réquisition a permis au Bianco d’avoir recours à 5 éléments placés sous les ordres du Général Florens pour l’arrestation de Claudine Razaimamonjy. Ce qui a été fait.

A qui le tour ? Alors que l’affaire Claudine n’est pas encore close (elle est toujours hospitalisée à l’hôpital HJRA), celle impliquant son beau-frère, le sénateur Rina Andriamandavy VII, a éclaté. Bon nombre de responsables politiques et judiciaires ont déjà réagi à ce nouveau « dossier ». Parmi ces responsables judiciaires figure le Procureur Général Près la Cour d’Appel (PGCA) Jacques Randrianasolo. Suite à des plaintes déposées contre ce vice-président du Sénat, le PGCA a adressé un « soit transmis » à la section de recherche de la Gendarmerie nationale, « pour enquête et éventuellement en vue de déferrement ». Le « soit transmis » a été émis le 3 mai, selon le Procureur Général, mais l’exécution a tardé. Ce qui a permis au sénateur Riana Andriamandavy VII de quitter le pays le 7 mai. Y a-t-il eu complicité en haut lieu ? Le PGCA Jacques Randrianasolo, qui est placé sous subordination hiérarchique du ministre de la Justice dont on connaît déjà  la position dans l’affaire Claudine, va-t-il payer cher sa prise de responsabilité ? Visiblement, l’affaire Riana Andriamandavy VII est délicate. Raison pour laquelle même le spécialiste en Droit Pénal Honoré Rakotomanana (président du Sénat), lorsqu’il évoque ce « dossier », il prend toutes les précautions pour éviter de connaître le même sort que le ministre Roland Ravatomanga, le secrétaire d’Etat Paza Didier et le général Florens.

Eugène

 

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