XVIème sommet de la Francophonie – L’ouverture des 45èmes  assises de la Presse francophone, à Antsirabe, hier, a ouvert les rencontres internationales organisées dans le cadre du 16ème sommet de la Francophonie à Antananarivo. Les 350 participants vont débattre jusqu’à jeudi 24 novembre sur l’avenir économique des médias francophones. La prochaine assise se tiendra en Guinée Conakry, en 2019. 

R.R

Le prélude du 16ème sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Antananarivo,a été joué hier à Antsirabe par le biais de l’ouverture officielle des 45èmesassises de la Presse francophone, lesquelles marquent donc le début de ce grand rendez-vous international, que le pays est en train d’héberger en ce moment.
Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, étant donné la place qu’il accorde à la presse en général, a tenu à faire le déplacement à Antsirabe pour assister à cette cérémonie d’ouverture. Une cérémonie quis’est distinguée par sa sobriété, puisqu’il n’y avait ni tambour ni trompette dans les antres du légendaire hôtel des Thermes. Quoi qu’il en soit, son envergure a donné un avant-goût de ce que serale sommet lui-même : plus de 350 participants de nationalités différentes, issus des 47 pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, ont répondu à l’invitation de la section Madagascar de l’Union de la presse francophone (UPF), organisatrice de l’évènement.
Pendant ces cinq jours des assises d’Antsirabe, l’Union de la presse francophone abordera les questions fondamentales liées au développement et à l’essor économique de la presse en général, particulièrement dans les pays du Sud. 5 tables rondes et 4 ateliers sont programmés pour aborder les différents thèmes : « économie des médias dans les pays en développement ». « Quelle autonomie pour les médias dans une situation de précarité économique ? » ou « liberté et responsabilités des journalistes et des médias : facteurs de développement et de discrédit », sont entre autres les problématiques qui seront soulevées et seront traitées durant la rencontre.
Pour donner ainsi une visibilité au contour de ces thématiques, l’Union de la presse francophone a fait appel à l’intervention de vieux briscards du journalisme, de chercheurs, de patrons de presse d’horizons divers et de différentes nationalités de l’espace francophone.

Choc des idées

Pour Noro Razafimandimby, Présidente de la section Madagascar de l’Upf, l’enjeu est de taille : « Il s’agit de bâtir des entreprises de presse prospère et pérenne » mais aussi de faire émerger « une presse libre, forte, professionnelle et responsable ». Mais aussi une presse « consciente », respectueuse de l’éthique et de la déontologie rajoute le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, qui a abondé dans le même sens. « Le choc des idées est nécessaire mais il ne doit en aucun cas compromettre la cohésion sociale et la stabilité. Il ne doit pas attiser la haine, les divisions et les clivages de toutes sortes, comme il ne doit pas détruire les valeurs sociales et humaines ancrées dans les sociétés ».

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